Démarrer comme indépendant à titre complémentaire : ce que vous devez savoir

02/06/2025

Vous envisagez de lancer votre propre activité tout en conservant votre emploi actuel ? Beaucoup d’entrepreneurs font ce choix pour tester une idée, développer une clientèle ou générer un revenu supplémentaire sans quitter immédiatement leur emploi salarié. Le statut d’indépendant à titre complémentaire permet précisément cette combinaison. Avant de vous lancer, il est toutefois utile de connaître les règles et les obligations qui s’y appliquent.

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Qu’est-ce qu’un indépendant à titre complémentaire ?

Un indépendant à titre complémentaire exerce une activité indépendante tout en conservant un emploi salarié.

Pour bénéficier de ce statut, vous devez travailler au moins à mi-temps (50 %) comme salarié. Si vous êtes enseignant nommé, le minimum requis est de 60 %. Autrement dit, votre activité salariée doit rester votre activité principale en termes de temps.

Comment démarrer votre activité complémentaire ?

Les démarches sont identiques à celles d’une activité indépendante à titre principal.

Vous devez :

• demander un numéro d’entreprise
• activer ce numéro comme numéro de TVA si votre activité est soumise à la TVA
• vous affilier à une caisse d’assurances sociales.

Ces formalités peuvent sembler complexes au départ, mais elles sont généralement rapides à accomplir lorsqu’elles sont bien préparées.

Quelles sont vos principales obligations ?

Exercer une activité indépendante à titre complémentaire offre une grande flexibilité, mais certaines obligations administratives restent incontournables.

Tenir une comptabilité

Dès le début de votre activité, vous devez tenir une comptabilité que vous pourrez présenter en cas de contrôle.

Heureusement, une entreprise individuelle peut généralement fonctionner avec une comptabilité simplifiée. Celle-ci reste beaucoup plus légère que la comptabilité en partie double requise pour une société.

Introduire des déclarations de TVA

La plupart des activités indépendantes sont soumises à la TVA. Vous devez alors facturer la TVA à vos clients et vous pouvez récupérer la TVA sur vos achats professionnels.

Pour suivre ces opérations, vous devez déposer une déclaration de TVA chaque trimestre. Cette déclaration reprend l’ensemble de vos ventes et de vos achats.

Si votre chiffre d’affaires annuel reste inférieur à 25 000 €, vous pouvez opter pour le régime d’exonération pour petites entreprises. Dans ce cas :

• vous ne facturez pas de TVA à vos clients
• vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats professionnels
• vous ne devez pas introduire de déclarations TVA
• vous devez toutefois déposer une liste annuelle des clients TVA, sauf si vous n’avez aucun client disposant d’un numéro de TVA belge.

Un point mérite d’être vérifié : le seuil de 25 000 € concerne uniquement le chiffre d’affaires soumis à la TVA. Certaines activités, comme la location immobilière ou certains services exonérés, ne sont pas prises en compte dans ce calcul.

Payer des impôts

Le bénéfice que vous réalisez dans votre activité complémentaire s’ajoute à votre salaire.

L’impôt est calculé sur l’ensemble de ces revenus. Le taux appliqué dépend donc de votre revenu salarié. C’est pourquoi les revenus issus de votre activité complémentaire sont souvent imposés dans une tranche plus élevée.

Votre déclaration fiscale comporte également une particularité : en plus de la partie I (pour les salariés), vous devez compléter la partie II de la déclaration à l’impôt des personnes physiques, consacrée à votre activité indépendante.

Payer des cotisations sociales

Comme tout indépendant, vous devez vous affilier à une caisse d’assurances sociales et payer des cotisations.

Ces cotisations représentent environ 20,5 % de votre revenu imposable.

Au début de votre activité, vos revenus réels ne sont pas encore connus. Les cotisations sont donc calculées provisoirement sur un revenu forfaitaire de 1 865,45 €. Cela correspond à une cotisation provisoire de 98,52 € par trimestre, frais administratifs compris.

Lorsque vos revenus réels sont connus, la caisse d’assurances sociales recalculera le montant exact de vos cotisations. Selon le résultat, vous devrez payer un supplément ou recevrez un remboursement.

Gardez un point important à l’esprit : en activité complémentaire, vous ne constituez pas de droits sociaux supplémentaires. Votre protection sociale est déjà couverte par votre emploi salarié. Les cotisations que vous payez ont donc essentiellement un caractère de contribution de solidarité.

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La législation qui encadre les activités indépendantes peut sembler complexe lorsque vous débutez. À cet égard, PIA Go! combine une plateforme numérique simple d’emploi avec l’accompagnement de comptables expérimentés.

Vos obligations comptables, vos déclarations TVA et votre déclaration fiscale sont suivies correctement, afin que vous puissiez vous concentrer sur le développement de votre activité.

Vous envisagez de démarrer comme indépendant à titre complémentaire ?

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FAQ

Oui. Vous pouvez exercer une activité indépendante à titre complémentaire si vous travaillez au moins à mi-temps comme salarié, ou à 60 % si vous êtes enseignant nommé.

Ce n’est pas une obligation légale pour une entreprise individuelle. Il est toutefois fortement recommandé de séparer vos finances privées et professionnelles.

Oui. Les dépenses nécessaires à votre activité peuvent être déduites, par exemple le matériel, une partie de votre abonnement GSM ou certains déplacements professionnels.

Oui. Un indépendant à titre complémentaire peut engager du personnel, à condition de respecter l’ensemble des obligations légales liées à l’emploi.

Si vous cessez votre emploi salarié ou si votre temps de travail devient inférieur au minimum requis, votre statut passe automatiquement à celui d’indépendant à titre principal. Vos cotisations sociales augmenteront, mais vous bénéficierez également de droits sociaux plus étendus.