Entreprise individuelle
Combien gagne un indépendant à titre complémentaire ?
02/06/2025
Vous connaissez peut-être un indépendant et vous lui avez déjà demandé ce qu’il lui reste de son activité. La réponse est souvent teintée d’ironie. L’écart entre le chiffre d’affaires et le montant qui reste sur le compte peut en effet être important. Que peut espérer concrètement un entrepreneur qui démarre une activité complémentaire ? Et où part une partie du chiffre d’affaires ? Voici les principales taxes et cotisations à prendre en compte.

La règle générale : environ 50 % pour l’État
Vous envisagez de lancer une activité complémentaire et vous souhaitez savoir à quoi vous attendre financièrement ? Une estimation courante consiste à considérer qu’environ 50 % de votre bénéfice part vers l’État.
Le calcul exact dépend toujours de votre situation personnelle : vos revenus issus de votre activité principale, votre situation familiale et vos frais professionnels influencent le résultat final. Dans l’ensemble, près de la moitié du bénéfice disparaît sous forme de TVA, cotisations sociales et impôts.
1. La TVA
Une activité indépendante implique généralement la perception de TVA. Cette taxe ne constitue toutefois pas un revenu ni une charge réelle.
Vous agissez en réalité comme intermédiaire. Vos clients paient la TVA et vous la reversez ensuite à l’État. La TVA payée sur vos achats professionnels peut être déduite de celle que vous devez reverser.
Vous avez peut-être remarqué que les montants comptables sont généralement exprimés hors TVA. Cette présentation permet de refléter plus fidèlement la situation financière réelle de l’activité.
2. Les cotisations sociales
Une activité complémentaire entraîne également le paiement de cotisations sociales sur votre revenu net imposable.
Ces cotisations ne constituent pas un impôt au sens strict, mais elles financent le système de sécurité sociale. Elles ouvrent notamment des droits liés à la pension, aux soins de santé ou aux allocations familiales.
Combien payez-vous ?
Les taux pour 2025 sont les suivants :
revenu jusqu’à 1 881,76 € : exonération de cotisations ;
revenu entre 1 881,76 € et 17 008,88 € : cotisation de 20,5 % sur la partie dépassant 1 881,76 € ;
revenu au-delà de 17 008,88 € : application des taux d’une activité principale.
La cotisation minimale s’élève à 99,38 € par trimestre.
Bon à savoir : lorsque vous exercez une activité complémentaire, vos droits sociaux proviennent déjà de votre activité principale. Les cotisations payées sur l’activité complémentaire ne génèrent donc généralement pas de droits supplémentaires. Cette situation peut sembler frustrante. Elle présente toutefois un avantage : contrairement à une activité principale, aucune cotisation minimale élevée n’est imposée. Si votre revenu baisse temporairement, vos cotisations diminuent également.
3. L’impôt des personnes physiques
Si vous exercez votre activité sans société, les revenus de l’activité indépendante sont ajoutés à vos autres revenus personnels. L’ensemble est ensuite imposé via l’impôt des personnes physiques (IPP).
Le système fiscal belge est progressif. Pour les revenus 2025 (exercice d’imposition 2026), les tranches principales sont les suivantes :
0 – 16 320 € : 25 %
16.320 – 28 800 € € : 40 %
28.800 – 49 840 € € : 45 %
Au-delà de 49 840 € : 50 %
Vous gagnez par exemple 40 000 € par an comme salarié ? Les revenus issus de votre activité complémentaire seront imposés directement dans les tranches supérieures, souvent à 45 % ou 50 %.
Dans ce contexte, une part importante de chaque euro gagné en activité complémentaire peut être absorbée par l’impôt.
4. Les taxes locales
En plus de l’impôt fédéral, certaines taxes locales peuvent également s’appliquer.
Taxe provinciale
Une fois par an, la province envoie un formulaire de déclaration. La taxe provinciale pour les indépendants est généralement calculée sur base de la superficie professionnelle utilisée. Lorsque l’activité est exercée depuis le domicile ou dans un espace limité, le montant minimum est souvent appliqué.
Taxe communale
La commune prélève également une taxe additionnelle à l’impôt des personnes physiques. Cette taxe correspond à un pourcentage de l’impôt dû. Selon la commune, ce pourcentage se situe généralement entre 5 % et 9 %. Il est perçu en même temps que l’impôt via la déclaration annuelle.
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Les tableaux de bord permettent de visualiser rapidement vos revenus, vos dépenses et votre résultat net. Les comptables de PIA Go! restent également disponibles pour vous conseiller et optimiser votre situation fiscale.
Vous souhaitez conserver davantage de votre revenu ?
Voici nos trois meilleurs #financehacks :
• Optimisez vos frais déductibles
Utilisez-vous toutes les possibilités fiscales disponibles ? Les frais professionnels peuvent inclure votre matériel de travail, vos déplacements, une partie de votre abonnement internet ou, lorsque vous travaillez à domicile, une partie de votre logement. Une optimisation correcte des frais déductibles peut avoir un impact réel sur votre résultat net.
• Réfléchissez à votre politique de prix
Vos prix tiennent-ils compte de l’ensemble des coûts et des impôts ? Le tarif horaire ou le prix de vos produits doit permettre de couvrir les frais, les cotisations sociales et l’impôt, tout en laissant un revenu satisfaisant.
• Envisagez la création d’une société
Votre bénéfice dépasse 20 000 € par an en activité complémentaire ? La création d’une société peut alors devenir fiscalement intéressante. Une société permet notamment de conserver une partie du bénéfice dans la structure à un taux d’imposition potentiellement plus avantageux.
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